News and AnalysisVolume 7Numéro 6 • Juillet 2008

Éditorial

Discuss this articleShare your views with other visitors, and read what they have to say

Au moment où nous entrons dans l’été, il n’y a pas que le temps qui se réchauffe. Les négociations commerciales semblent faire la une des journaux de plus en plus souvent, avec un sentiment d’urgence qui pousse le débat vers le domaine public : le Cycle de Doha de négociations commerciales mondiales semble sur le point d’atteindre son apogée potentielle, avec la diffusion, le 10 juillet, de textes de négociation révisés et l’annonce par le Directeur général de l’OMC, Pascal Lamy, d’une réunion de crise des ministres, le 21 juillet, à Genève.

En raison du fait que beaucoup perçoivent cette réunion comme la dernière chance de sauver un accord avant que les États-Unis ne s’engagent dans des élections présidentielles entraînant un changement d’administration en 2009, tous les regards sont fermement rivés sur le résultat de cette réunion. Les dirigeants politiques manifestent de l’optimisme et tentent d’orienter les discussions vers un résultat satisfaisant, alors que les négociateurs commerciaux travaillent en coulisse pour tenter de réduire les écarts restants.

La réunion annuelle des dirigeants du G-8 au Japon début juillet était l’endroit parfait pour débattre du commerce et de la manière dont il peut améliorer la vie dans les pays en développement. Durant trois jours, huit des politiciens les plus puissants du monde ont tenté de trouver des solutions à la hausse des prix du pétrole, à la crise alimentaire mondiale, à l’environnement, au réchauffement climatique et au Cycle de Doha. Les dirigeants de sept États africains et d’autres économies émergentes, dont la Chine et l’Inde, ont également participé aux discussions, ce qui fait de cette réunion le Sommet le plus vaste en 33 ans d’histoire du G-8.

« Nous sommes profondément préoccupés par le fait que la flambée des prix mondiaux des produits alimentaires, associée à des problèmes de disponibilité dans un certain nombre de pays en développement, est en train de menacer la sécurité alimentaire mondiale, » ont déclaré les dirigeants du G-8 dans une déclaration conjointe. « Les impacts négatifs de cette tendance récente pourraient enfoncer des millions de personnes dans la pauvreté, annulant ainsi les progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, » ont-ils ajouté.

Éclairage sur les négociations a tenté de refléter l’intérêt du public pour ces questions importantes. Luisa Rodriguez traite du sujet brûlant de la sécurité alimentaire et énergétique alors que Jacob Kotcho et Martin Anega examinent les enjeux en termes d’agriculture et de développement dans les APE.

En effet, les négociations sur les APE ne sont pas moins épineuses que celles qui se déroulent au niveau multilatéral. La diffusion récente d’un rapport commandité par le nouveau Président du Conseil européen, Nicolas Sarkozy, est controversée. Nicolas Mombrial a rédigé l’article principal du numéro de ce mois-ci, avec un aperçu du rapport Taubira et évalue les incidences pour l’avenir des APE. Une question qui continue de se poser est celle de savoir s’il y a des alternatives convaincantes aux APE. En tentant de prendre en compte ce sujet, Helmuth Markov, Député européen, évalue les différents systèmes de préférences commerciales et examine si l’Europe pourrait totalement reconsidérer son agenda de politique commerciale.

L’équipe d’Éclairage sur les négociations publie ce mois-ci un numéro conjoint juillet/août et souhaiterait profiter de cette occasion pour encourager tous ceux qui le désirent à écrire pour cette publication durant l’été. Comme à l’accoutumée, les commentaires, questions ou information en retour peuvent être envoyés à : vhanson@ictsd.ch

Nous vous souhaitons bonne lecture du numéro de juillet/août d’Éclairage.

Add a comment

Enter your details and a comment below, then click Submit Comment. We’ll review and publish the best comments.

required

required

optional