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L’ampleur de la crise mondiale fi nancière qui affecte les pays riches a dominé les gros titres de l’actualité au cours des dernières semaines. Les bourses continuent de dégringoler alors que les banques s’écroulent presque quotidiennement. La dernière tentative de règlement de la crise comprend un plan de sauvetage de 700 milliards de dollars du gouvernement américain. Mais où cette situation laisse-t-elle les pays les plus pauvres du monde ?
La crise a certainement rendu le monde pleinement conscient de la nécessité d’une régulation fi nancière appropriée. Afi n de renforcer la régulation dans les pays ACP et d’aider à protéger des économies vulnérables contre les chocs externes, il semblerait que des paquets d’aide pour le commerce et un appui au développement lié aux APE devraient être adéquats et être acheminés de façon ponctuelle, avant que la libéralisation n’ait lieu.
En effet, les dirigeants du monde ont réussi à mobiliser une aide substantielle pour combattre la pauvreté, la faim et la maladie durant une conférence des Nations-Unies pour le développement, d’une journée, tenue le 25 septembre, à New York. En dépit de la tourmente, les engagements se sont élevés à un total de 16 milliards de dollars, ce qui, selon le Secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, était « un signe du partenariat global en action » rendu « d’autant plus remarquable qu’il y a eu lieu, en toile de fond, d’une crise financière globale. »
Lors de la même réunion, organisée pour évaluer les progrès réalisés sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), une nouvelle initiative des Nations-Unies a été lancée pour assurer un marché aux agriculteurs du Tiers-monde et une source d’aide à ceux qui luttent contre la fl ambée des prix des produits alimentaires, en rachetant aux petits agriculteurs pauvres les stocks destinés à l’aide alimentaire. L’agriculture semble également fi gurer au premier plan de l’agenda du développement, avec la création récente de sa ‘Facilité pour l’alimentation’ en faveur des agriculteurs africains. Le fi nancement de 1 milliard d’euros pour cette facilité a été fourni à partir de fonds agricoles européens non utilisés – une démarche qui n’a pas l’aval de tous les Européens.
Dans ce numéro d’Éclairage sur les négociations, les Commissaires européens Mariann Fischer Boel et Louis Michel présentent le nouveau programme d’aide alimentaire d’urgence, alors que selon Kato Lambrecht, des changements plus fondamentaux sont nécessaires pour que l’Afrique développe des systèmes agricoles plus résistants et plus viables. A la suite de deux articles sur la banane, que nous avions publiés dans le numéro de septembre, nous avons également décidé de publier un article de Jorge Sauma Aguilar du Costa Rica, pour présenter le point de vue latino-américain sur la situation actuelle du régime d’importation de la banane de l’UE.
Il semble que les Caraïbes soient sur le point dedevenir la première région ACP à signer son APEavec l’UE, la cérémonie étant à présent fi xée au 15octobre. Il n’est guère surprenant que cette démarcheait suscité de nombreux commentaires politiques surles avantages et les inconvénients de l’engagement.A ce titre, Éclairage sur les négociations a estimé qu’ilétait nécessaire de réserver un espace pour soulignerles questions litigieuses et encourager les lecteurs àexprimer leur avis dans le débat en cours.
En dernier et pas des moindres, Éclairage sur les négociations poursuit sa série d’articles basés sur les études commanditées par Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ) et le Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ), avec un article de Nkululeko Khumalo, qui examine le secteur des services en Afrique australe. Comme d’habitude, tous les commentaires, questions et contributions à Éclairage sur les négociations peuvent être envoyés à vhanson@icstd.ch
Nous vous souhaitons une bonne lecture de ce numéro d’Éclairage sur les négociations !
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