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Après des mois de négociations fortement médiatisées, de confusion et de reports, l’Accord de partenariat économique entre la région caribéenne et l’Europe a été signé le 15 octobre, à la Barbade. Cet accord qui fait date est qualifi é par la Commission européenne de premier accord complet Nord-Sud sur le commerce et le développement dans l’économie mondiale.
Néanmoins, on ne savait pas précisément, jusqu’à la dernière minute, si Guyana allait même assister ou non à la cérémonie, et à plus forte raison, signer le traité. En l’occurrence, le jeu de devinettes du « signera-signera pas » a été résolu avec la signature de l’accord par le gouvernement guyanais, cinq jours après ses homologues des Caraïbes. Il ne reste donc plus qu’Haïti, actuellement confronté aux effets de quatre ouragans consécutifs, mais on s’attend à ce que ce pays signe l’accord en 2010.
A peine l’encre de l’APE du CARIFORUM est-elle sèche que l’attention se tourne déjà vers les défi s que la région doit surmonter pour la mise en œuvre de l’accord. Notre article principal de ce mois-ci est adapté du discours prononcé par Chris Sinckler, Ministre des Affaires étrangères de la Barbade, au moment de la signature. Il prévoit des turbulences à venir, en soulignant sans ambages que la région aura plus d’efforts à déployer pour mettre en œuvre l’accord, qu’il n’en a fallu pour le négocier.
Toutefois, au moment où les Caraïbes signent leur APE, d’autres régions sont encore en train de négocier des questions aussi importantes que les services et l’investissement. Tom Wescott poursuit notre série d’articles commandités par GTZ, avec l’examen des dispositions et des engagements en matière d’investissement dans le texte du CARIFORUM.
Loin des projecteurs des médias, la Zambie a choisi, fin septembre, de signer un APE intérimaire. Dans cette édition, Judith Fessehaie nous fait découvrir certains des aspects clés de l’offre d’accès aux marchés de la Zambie et des attentes futures dans les négociations sur l’APE.
Le remplacement imprévu du Commissaire européen au Commerce Mandelson par Ashton a provoqué un débat sur les futures négociations APE. Ashton, qui semble disposée à adopter une approche plus fl exible sur les APE, a suscité l’espoir qu’elle défendra les questions de développement. « Je ne pense pas qu’il y ait un modèle unique de libéralisation des échanges qui marche pour tout le monde et à tout moment, » a-t-elle répondu aux interrogations des Membres du Parlement européen. « Il n’y a que des solutions adaptées aux besoins spécifi ques et aux forces potentielles de différents pays. C’est ce qui orientera mon approche dans des domaines tels que les APE, où je souhaite écouter et apprendre de nos partenaires d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, des meilleurs moyens de progresser vers des accords définitifs.
Alors que les ondes de choc de la crise financière mondiale se propagent à travers le monde, nombreux sont ceux qui en évaluent l’impact sur les pays en développement. Tristan Hanson discute des raisons pour lesquelles les effets sur l’Afrique semblent – à première vue – limités. Mais cette calamité a-t-elle détourné l’attention du monde de la crise alimentaire ? Certains estiment que la réaction rapide des pays développés à la crise financière montre que la crise alimentaire a été prise moins au sérieux. Falou Samb, Eloi Laourou et Mothae A. Maruping évaluent la possibilité de recourir aux arrangements et aux règles de l’OMC pour résoudre la crise alimentaire qui sévit actuellement dans les pays en développement.
Nous vous souhaitons une bonne lecture du numéro de novembre d’Éclairage sur les négociations !
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