Passerelles Synthèse • Volume 7 • Numéro 5 • 15 Mai 2008
Doha : Dans son dernier rapport au conseil général, Lamy évoque la nécessité de conclure le cycle de Doha pour apporter une solution à la crise alimentaire et fait un état des lieux des négociations
Le monde connaît une crise mondiale sans précédent. Le baril du pétrole ne cesse de croître, les prix de produits alimentaires flambent de façon vertigineuse surtout dans les pays pauvres entraînant même des crises sociales. La faim gagne de plus en plus de terrain. A cette situation s’ajoute le blocage des négociations multilatérales à l’OMC. Devant un tel contexte, Pascal Lamy, directeur général de l’OMC, a relevé que “les raisons pour lesquelles il nous faut conclure le Cycle (de Doha) cette année sont manifestes pour tous et deviennent chaque jour plus impérieuses”.
En effet dans un rapport fait au conseil général de l’organisation le 07 mai, le Directeur Général soutient que “L’OMC peut apporter une partie de la solution” à la crise alimentaire actuelle. Par conséquent, elle peut et doit prendre pleinement part à cet effort essentiel”.
Récemment, Lamy avait déclaré que “les subventions des pays riches ont porté atteinte à la production alimentaire des pays en développement”. Il a rappelé qu’”après six ans de négociations, ce qui est sur la table est une réduction majeure de 75% des subventions, assortie de l’élimination des subventions à l’exportation”.
D’autres part M. Lamy a rappelé dans ce rapport l’état des négociations en passant en revue les différentes questions discutées dans ce cycle et qui posent plus de problèmes. Qu’il s’agisse de l’Accord ADPIC en insistant sur les indications géographiques, la relation ADPIC et CBD (convention sur la biodiversité), ou encore de l’amna et de l’agriculture.
Il a aussi rappelé le processus de négociation horizontal qu’il voudrait que l’on démystifie arguant que c’est un modèle qui a été utilisé dans le passé et qui devrait servir à réunir les principaux éléments, selon les besoins pour atteindre la convergence sur les modalités. Et il commencera au niveau des hauts fonctionnaires, afin de préparer convenablement la participation ministérielle qui sera probablement nécessaire à un stade ultérieur.
Il a salué le travail qui a été accompli ces dernières semaines et a rappelé que l’objectif était de produire des textes révisés des modalités dans l’agriculture et l’AMNA, sur la base des discussions dans les groupes de négociation.