Passerelles SynthèseVolume 7Numéro 5 • 15 Mai 2008

APE : La France serait - elle favorable à un changement d’approche

Depuis le début des négociations des accords de partenariat économique, certains avaient préconisé des accords orientés plus vers le développement que vers le commerce. Une telle position a été défendue par les organisations de la société civile. Mais c’était tout le contraire de l’UE à en croire le ” non document ” qu’elle avait proposé. Aujourd’hui certains membres de l’UE semblent croire qu’un changement d’approche pourrait aider à la signature d’un accord global et complet.

Selon le député de Guyane, Christiane Taubira, qui avait été chargée d’une mission sur les APE par le président français Nicolas Sarkozy, les pays européens doivent prêter “davantage attention aux nécessités de développement des pays du Sud”. Elle poursuit en affirmant la nécessité “de changer l’approche des négociations qui ne doivent pas être uniquement abordées du point de vue commercial”. Dans ces APE, la question du développement est un élément essentiel pour les pays ACP. D’où la nécessité de trouver un compromis avec la commission européenne sur cette question.

Pour cela, il faudrait diversifier l’agriculture et procéder à un transfert de technologies entres autres. Le député est du même avis. Elle s’est posée un certains nombre de question. ” Va t - on laisser le café et le coton circuler librement ? Que représentent ces produits pour les pays du Sud. Il faut nous interroger sur la diversification de ces économies, sur l’intensification des mécanismes d’échanges régionaux entre les pays du Sud, sur le transfert des technologies, etc”.

Une telle réflexion pourrait - elle aider à donner plus de considération au volet développement de l’APE.