Passerelles SynthèseVolume 5Numéro 5 • 1 Mai 2006

AGOA : les transactions commerciales entre les USA et l’Afrique ont augmenté de 115 % selon le rapport des autorités américaines


Les échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne ont augmenté de 115 % depuis la promulgation, en 2000, de la Loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (AGOA), selon un rapport remis au Congrès des États-Unis le 18 mai dernier.

Le Rapport général sur la politique commerciale et des investissements des États-Unis en Afrique subsaharienne et sur la mise en oeuvre de la Loi sur la croissance et les opportunités économiques en 2006 décrit un large éventail de programmes mis en place pour les Etats-Unis pour aider les pays africains à stimuler leur croissance et leur développement économique. Il offre un survol des relations commerciales et financières des États-Unis avec les pays de l’Afrique subsaharienne, décrit les divers programmes mis en oeuvre à l’appui des objectifs de l’AGOA, et résume l’évolution des pays d e l’Afrique subsaharienne engendrée par les critères à respecter pour bénéficier de l’AGOA.

" L’AGOA aide les Africains à utiliser la puissance du commerce pour développer leur économie et réduire la pauvreté ", affirme le représentant des Etats-Unis pour le commerce international, M. Rob Portman, dans un communiqué publié avec le rapport. Il a ajouté que l’AGOA soutient également les efforts des pays africains qui entreprennent des réformes économiques et politiques difficiles " parce que ces pays libéralisent leur économie et augmentent leurs capacités commerciales et que des débouchés s’ouvrent également pour les exportations américaines vers l’Afrique. "

Dans le cadre de l’AGOA, les produits des pays remplissant les conditions requises bénéficient d’un accès en franchise de douane aux marchés des États-Unis, une mesure qui constitue pour les pays africains une incitation tangible à continuer d’ouvrir leur économie et à créer des marchés libres. La loi d’origine a été amendée deux fois. "Les États-Unis, ajoute M. Portman dans le communiqué, reconnaissent que l’aide au commerce permet aux pays en développement de participer plus activement à l’économie internationale ". C’est pourquoi, affirme t-il, " nous avons engagé 199 millions de dollars au titre des activités de création de capacités commerciales en Afrique subsaharienne l’année dernière ".

Les 6 et 7 juin, à Washington, plus de 35 ministres africains du Commerce et des Finances, ainsi que des chefs de file du secteur privé et des représentants de la société civile, doivent participer au cinquième Forum de l’AGOA, dont l’objet sera d’aider les pays africains à obtenir une réelle croissance de leur produit intérieur brut par le truchement de l’expansion de leurs exportations vers les marchés des Etats-Unis.